Porto et l’Alentejo à vélo (décembre 2014)

(comme dirait Sylvian, ça rime !)

Pour ces vacances de Noël, nous avons envie de pédaler un peu : nous allons donc chercher le soleil au Portugal. Mais nous y allons en voiture, pas à vélo ce coup-ci 😉 car ça fait un peu loin quand-même.SAM_5512

Premiers coups de pédale : Porto. Nous nous garons à l’extérieur de la ville, près de la plage. Après un picnic, un château de sable pour Sylvian et une petite sieste au soleil, nous sortons les vélos pour nous rendre au centre ville par une piste qui longe le bord de mer. Passage devant le musée des tramways, en cours de rénovation, mais nous pouvons quand-même en voir quelques uns à l’extérieur. Visite de la ville à vélo, repas au resto et retour de nuit à la voiture.SAM_5246SAM_5203

Après quelques jours de tourisme, notamment à Lisbonne nous nous posons dans l’Alentejo, à Evora (à l’est de Lisbonne).SAM_5455 SAM_5448  SAM_5444

Nous organisons un circuit pour revenir au point de départ sans avoir besoin ainsi de prévoir le transport les vélos pour le retour (basé sur le circuit vert du site http://pedalportugal.com/)

Nous abandonnons la voiture au garage de l’hôtel, bien vide en cette période, et nous démarrons à 10h30… un peu tard, mais le soleil commence à chauffer, parfait pour démarrer. Route assez passante au début, mais la bande d’arrêt d’urgence est assez large pour rouler tranquillement. Pause de midi à un parc de jeux. (on ne perd pas les bonnes habitudes, Sylvian apprécie toujours), puis on continue jusqu’à Monsaraz, belle citadelle médiévale au sommet d’une colline : 150m de montée pour y arriver. 55 km de vélo pour cette première journée, c’est suffisant. On dépose d’abord les vélos à l’hôtel (réservé d’avance) au pied des remparts et on visite le village avant le coucher du soleil, notamment la belle forteresse. Toutes les ruelles sont décorées de statues de personnages de la crèche. Le village assez touristique vaut le coup.SAM_5419 SAM_5416 SAM_5410 SAM_5403

Seconde journée : 82 km car il faut rejoindre la ville suivante, Serpa. Dès le lever, tout est dans le brouillard, alors que la nuit était bien étoilée… Tout est bien humide, et on n’y voit parfois pas à plus de 20m. Les gilets fluo et les éclairages des vélos sont bien utiles. Donc on pédale sans profiter du paysage, ce qui n’est pas bien passionnant. Pause rapide sous des orangers : on fait le plein de vitamines. Seconde pause dans un bar pour un café et quelques patisseries. Pas de picnic mais repas rapide au chaud dans un resto à Moura avant de réattaquer l’humidité et le froid (il fait 8°C), un peu limite, mais avec une épaisseur de plus Sylvian n’a pas froid et s’endort même pour la sieste… Dur pour nous de pédaler en l’entendant ronfler, d’autant plus qu’il y a beaucoup de montées et de descentes, ce que Céline n’apprécie pas (on aimerait bien faire une sieste au chaud). Nous arrivons finalement à Serpa à la nuit (17h15). Bien crevés par cette distance et les conditions peu motivantes, nous resterons dans la chambre pour un bon bain et le repas du soir.SAM_5370 SAM_5380

Troisième journée : il fait gris et frais. La plupart des villages dans cette région proche de la frontière avec l’Espagne est assez typique : une forteresse et des remparts en pierre et toutes les maisons peintes en blanc. Après une visite rapide de la ville et de la forteresse à pieds, nous partons tardivement. Il fait chaud dans les montées, notamment quand le soleil passe entre les nuages. et bien frais dans les descentes et aux arrêts, d’autant plus que le vent du nord s’est levé. Pic nic à l’abri de l’église de Santa Cambas, puis nous allons visiter la mine de Sao Domingos Cu (Fe?), abandonnée depuis 1965. C’est gigantesque, plus de 6000 mineurs y travaillaient à l’époque et une piste d’une dizaine de kilomètres traverse toutes les installations le long de la rivière, parfait à vélo. Les belles couleurs de l’eau révèlent en fait une forte acidité, qui pose un problème de pollution des nappes phréatiques de toute la région.

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Nous rejoignons ensuite la route principale, avec le vent de face, et poursuivons toujours par des montées et descentes jusqu’à Mertola : 60km… nous sommes contents d’arriver à l’hôtel pour une bonne douche. En fait nos étapes ne sont pas bien longues, habituellement on fait mieux, et nous arrivons bien crevés le soir, sans vraiment comprendre pourquoi. Est-ce dû au relief un peu trop vallonné, au climat un peu frais ou aux journées courtes… ?

Nous visitons la ville de nuit, tout est fermé, et mangeons dans un resto typique où le serveur ne comprend pas grand chose, mais on y mange bien.

Quatrième journée : le soleil est là, mais avec du vent froid fort (40km/h quasiment de face) ? Nous avons du mal à avancer. Ca monte beaucoup au début, normal Mertola était dans une vallée. On traverse une réserve naturelle, panneau attention aux lynx! Mais on n’en verra pas, seulement beaucoup de cigognes, ce qui nous rappelle la Roumanie. Pic nic sur une colline ensoleillée à l’abri du vent.

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Puis nous arrivons à Beja dans l’après-midi : l’hôtel est en plein centre dans une rue piétonne. Nous trouvons un restaurant typique comme partout au Portugal où nous mangeons bien (pour 20€).

Nous décidons finalement d’arrêter ici notre parcours cycliste dans l’Alentejo, car les températures fraîchissent de plus en plus (normal pour une fin décembre). D’autant plus que le vent de face et les routes un peu trop passantes ne nous motivent pas pour la dernière longue étape (80km) entre Beja et Evora. Cela se fera en car pour Vincent pour rechercher la voiture pendant que Céline et Sylvian visiteront la ville.

En résumé : nous avons bien apprécié le Portugal et notamment l’Alentejo pour ses villages typiques, tout en blanc avec leur forteresse en pierre. Et la végétation caractéristique : oliviers, orangers, eucalyptus, chênes liège, cactus… Ainsi que l’accueil des gens, certains parlant le français, et la vie typique ; tous les hôtels et restaurants que nous avons trouvés étaient bien agréables et pittoresques, la vie étant bien moins chère que chez nous.SAM_5503

Et nous vous souhaitons tous nos meilleurs vœux pour l’année 2015 :

santé, bonheur, réussite dans vos projets…

pour une année que nous vous souhaitons joyeuse et ensoleillée !

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité » Antoine de Saint-Exupéry

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3 réponses à “Porto et l’Alentejo à vélo (décembre 2014)

  1. Quel courage d’affronter la météo hivernale en vélo ! Mais je suis sûre que ça vous laissera de beaux souvenirs quand même. Bravo à vous trois, et gros bisous ! Marie-Hélène et Daniel L.

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