2014: Croatie – Serbie

 

SAM_2866 Chateau d’eau de Vukovnar

SAM_28654ème journée : 85km en Croatie

Les routes sont assez passantes, pas de piste. Mais toujours des parcs de jeux pour Sylvian où nous faisons nos pauses. Passage à Vukovar, pic-nic. Puis nous nous arrêtons au château d’eau bombardé pendant la guerre serbo-croate de 1990 et qui reste l’emblème de cette guerre. De nombreux bâtiments ont également souffert et ne sont pas reconstruits. Les villages ruraux traversés sont assez pauvres et de nombreuses maisons sont abandonnées et mitraillées. Attention aussi à ne pas s’éloigner de la piste à cause des mines dans les champs. Plusieurs montées et descentes jusqu’à Ilok, dernier village avant la frontière Serbe. Nous allons à l’hôtel Dunav, au bord du Danube (3*) qui est recommandé pour les cyclistes, mais il est complet… tant pis, nous cherchons un autre hôtel, et on trouve un 4*. Finalement c’est parfait, super chambre, grande salle de bains (impeccable pour faire un peu de lessive) dans un très beau cadre à moins de 55€ avec le petit déj, bien copieux…Repas également dans l’hôtel avec une Pizza 4 étoiles !

 

5ème journée : 80km en Serbie

Il fait frais et humide le matin : on met 2 épaisseurs de plus au départ, que l’on enlève après seulement 4km à la frontière, car c’est vallonné et nous sommes vite réchauffés. Contrôle rigoureux des passeports et premier tampon. Les routes deviennent de plus en plus passantes. Il fait assez gris. Nous arrivons à Novi Sad pour le pic-nic après 50km : pause dans un parc de jeux puis visite du centre-ville bien joli. Nous rencontrons 2 couples franco-Serbes y habitant, dont un à vélo avec un petit chien dans le panier, que l’on retrouve à la sortie et qui nous indique l’EV6. On avance un peu et on se retrouve face à l’horizon bien noir… on roule encore un peu jusqu’aux premières gouttes où l’on s’abrite in extrémis sous le porche de l’église de Petrovaradin où nous sommes accueillis par Josef, un diacre francophone qui a passé plusieurs années à Tournai (Belgique)… nous discuterons pas mal avec lui et nous y resterons 2 heures pour la prière suivie de la messe. Et nous repartirons avec plein de bonbons pour Sylvian (qui s’était fait des amis pendant la messe), des images religieuses et une bouteille d’eau bénite (nous la ramènerons en France… elle nous protégera pour toute l’expédition)… Nous décidons courageusement de pédaler jusqu’à la ville suivante, mais nous n’avions pas prévu une montée de 6km, et les voitures et camions qui passent nous projettent pas mal d’eau. En plus avec le ciel couvert et pluvieux la nuit tombe vite… il nous tarde d’arriver… à Beska. Heureusement l’hôtel (le seul) n’est pas complet. Ouf.

6ème journée : 72km 100% sous la pluie

Une pluie forte et constante est arrivée dans la nuit. Nous décidons quand-même de partir ce matin pour arriver à Belgrade au plus vite (mais pour une fois on préfèrerait être au chaud au bureau !). Dès le premier km, nous sommes trempés, sauf Sylvian. Avec une température de 9 degrés, et en ayant juste chaud avec 4 épaisseurs, notre seul objectif est d’arriver pour prendre un bain chaud à l’hôtel… c’est ce qui nous motive pour pédaler. Nous y arrivons à 15h en ne faisant qu’une pause-café rapide (dans une station-service) pour ne pas nous refroidir. L’arrivée à Belgrade est un peu longue : on prend un ascenseur pour vélos qui nous descend sur une piste cyclable qui fait quasiment le tour de la ville avant de remonter au centre. Il nous tarde de trouver un hôtel car il pleut toujours (depuis plus de 4h que nous sommes sur le vélo). Ouf nous en trouvons un… chauffage à fond dans la chambre et un bon bain pour nous réchauffer. La chambre se transforme en étendage à linge.

Maintenant: 2 nuits à Belgrade pour visiter et attendre que tout sèche…

Petit bilan de ces 530 premiers kilomètres :

* Jusqu’à présent les vélos avancent bien (en fait ce sont plutôt nos mollets qui sont en forme) aucun problème technique pour l’instant, heureusement car étant donné les conditions météo, ça aurait pu être bien galère.

* On nous offre souvent des friandises, pour Sylvian… mais bon, ce n’est pas lui qui appuie sur les pédales pourtant ! En tout cas c’est lui qui en mange en regardant ses dessins animés ou en jouant avec ses voitures dans son carrosse !

* Nous avons parfois du mal avec l’écriture cyrillique des panneaux quand ce n’est pas traduit

* Les gens fument partout et surtout dans les restaurants 😦 et les serveurs nous regardent très bizarrement quand on leur demande un table non-fumeur …ils persistent même à nous rapporter à chaque fois un cendrier.

* Les voitures et camions sont de plus en plus vieux et polluants… aussi au bord des routes c’est la décharge… on s’éloigne de nos pays ‘propres’

SAM_2911- 

7ème journée de vélo : 84km avec un peu de dénivelé (> 400m)

Nous sommes en forme après la journée de repos + qq gouttes d’huile sur la chaîne suite à la journée pluie… et c’est reparti. Mais le départ de Belgrade n’est pas évident (comme chaque fois que l’on quitte une capitale ou une grande ville): les panneaux de l’EV 6 nous font partir dans une autre direction que celle du topo-guide, et sortir de la carte. On préfère revenir sur la piste dont on a les indications écrites ; nous sommes encore dans la banlieue de la ville 1 heure après le départ (c’est très vallonné en plus), mais un Français à vélo nous confirme la direction. Arrivée le midi dans une ville où l’on trouve quelques jeux pour Sylvian, mais il dort. On s’arrête, on commence à manger en attendant qu’il se réveille. En partant on remplit nos gourdes à la fontaine, mais ça sent le soufre… on nous en indique une autre, plus potable. Après la grande route pour quitter la ville on arrive sur une route tranquille, où l’on doit franchir la rivière sur un pont route-voie ferrée. En fait il y a un passage piéton à côté mais la remorque ne passe pas. Céline et Sylvian prennent le passage piétons et Vincent par la voie ferrée… heureusement pas de train. Hôtel à Pozarevac, le seul, où l’on nous propose une chambre avec 2 lits pour moins de 20€, ou bien une suite-appartement-duplex avec 6 lits, pour « beaucoup plus cher »… 23€ en fait… on n’hésite pas, et avec une cuisine en plus (mais nous ne cuisinons pas, nous allons manger au restaurant, une monstrueuse assiette de spaghetti carbonara et une maxi pizza).

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8ème journée de vélo : 77km et vent de face violent (la vitesse moyenne de la journée chute à 14,4km/h)

Journée difficile avec un fort vent d’est, de face. On n’avance pas et on se fatigue. En plus on contourne un mine de plusieurs dizaines de kilomètres: les routes de la carte sont fausses et sont coupées car la mine s’est agrandie depuis… on s’en sort en suivant le GPS . A midi on arrive enfin aux ruines du château ottoman de Ram ou nous pic-niquons à l’abri du vent. Nous sommes face à la Roumanie. Nous faisons un bout de route avec Johann, un Autrichien du N de Wien, retraité de 74 ans, qui parcourt l’EV 6 comme nous, mais prévoit de faire le retour à vélo jusqu’à chez lui. Depuis quelques années il fait en moyenne 2 mois de vélo en solo chaque année… jusqu’à 5000km (Compostelle…). Tant qu’il a la forme. Bravo ! Le soir nous voilà à Golubak et sa belle forteresse visible à la sortie de la ville, à l’entrée des Portes de Fer avant la Roumanie (défilé des gorges du Danube). Nous prenons le 1er hôtel sur la rive du Danube (c’est certainement le seul), où nous mangeons aussi.

SAM_2929-Ram  Ram

SAM_2958Forteresse de Golubak sur le Danube gris

9ème journée de vélo : 74km (17,3 km/h)

Départ avant 9h entre 2 averses. Premier arrêt à la forteresse de Golubak, traversée par la route et dont le bas est immergé dans le Danube car le barrage des portes de Fer construit plusieurs kilomètres en aval a fait remonter le niveau de l’eau. Fort vent de face au début, puis pluie. Arrêt café et on continue sous la pluie. Les panneaux de l’EV6 nous font faire un détour et nous perdent à un torrent… demi-tour et retour sur la grande route. Passage des tunnels, assez impressionnants pour ceux qui sont longs et en courbe car ils ne sont pas éclairés, surtout avec les voitures et camions arrivant plutôt rapidement. 21 tunnels en tout à passer. On rencontre un anglais seul à vélo. Pas mal de montées et de descentes. Puis au premier restaurant on s’arrête pour se réchauffer et se sécher + une bonne soupe et un bon plat chaud… La pluie s’arrête. Les gens nous disent : pas d’hôtel avant 70km et on en a déjà fait 50. Mais on décide de continuer, on verra bien dans les villages suivants. Et après 20km on trouve un panneau « Sobe – Zimmer ». Parfait, une chambre chez l’habitant au bord du Danube où l’on arrive peu après 15h (et après 74km) : après-midi tranquille, sieste, lecture, jeux pour Sylvian, repos … on est en vacances, quand-même ! Au gîte, une famille de Français y passe quelques jours. Cela nous permet de parler un peu, notamment avec leur fille qui fait ses études à Novi Sad et connaît bien la Serbie.

10ème journée de vélo : 108km (6h38 sur le vélo) et dénivelé > 500m

Petit déjeuner sur la terrasse face au Danube avant de partir. Super maxi crèpe à la confiture (qui tient bien au corps) + 1 verre de vin rosé d’au-revoir (mais il passe moins bien qu’avec le repas de la veille). Nous poursuivons dans les gorges du Danube, avec notamment les 3 derniers tunnels. Passage le + étroit des gorges (150m), puis vue sur la tête de Decebelus Rex côté Roumain. Rencontre de 3 Allemands-Suisses à vélo. On décide de rester côté serbe (on aurait pu passer en Roumanie au barrage à la sortie des Portes de Fer) mais la circulation semble plus importante. Quelques bonnes montées. Puis détour indiqué par un panneau EV6 où l’on se retrouve sur une piste au bord du Danube pendant 6km, mais sauvage et envahie de serpents. Depuis le début de la Serbie en voyait déjà entre 5 à 10 par jour (sans compter ceux écrasés sur la route). Là il y en a des quantités. On laisse Sylvian bien enfermé dans la remorque. Autrement on essaie de le faire marcher à côté de nous sur les pistes (quand il y en a) au moins 1 kilomètre par jour. Mais là pas question. Et même en faisant attention à vélo, il nous arrive de rouler sur les serpents… Ensuite, rencontre plus sympa : une tortue qui se pressait de traverser la route devant nous que nous avons stoppée pour faire connaissance. Puis on regagne la grande route sans trafic (encore une bonne montée) pour rejoindre Negotin car on ne trouve pas d’hôtel avant. Heureusement le vent nous aide à finir car après 100km dans la journée et plus de 500m de dénivelé cumulé, on commence à fatiguer. En plein centre, hôtel avec une super chambre, obtenue au prix d’une plus petite. On arrive aussi à trouver un restaurant prenant la CB car on a utilisé tous nos RSD, et on prévoit de quitter la Serbie le lendemain.

SAM_2993-Decebelus-rexDecebelus Rex

SAM_2931-tortuetortue

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